Club Managers 2018 : Quatre jours à Dubaï entre pros

Les participants à la 18e édition de Club Managers ont passé quatre jours à Dubaï, ville de tous les superlatifs. À moins de deux ans de l’Expo universelle qui verra défi ler le monde entier, la visite n’a laissé personne indiff érent. Splendeur et démesure sont devenues la norme dans cet ancien port de pêcheurs de perles.

Textes : Sandrine Garnier
Reportage photographique : Rédaction

Pour sa 18e édition, du 22 au 25 novembre, Club Managers avait choisi de s’installer à Dubaï. Pendant quatre jours, les 38 membres du groupe composé de transporteurs, des partenaires commerciaux de l’opération, et de l’équipe de Bus&Car Connexion, ont pu découvrir la ville qui accueillera l’Expo universelle 2020. Pour la grande majorité des participants, cette première visite a vu se mêler émerveillement devant un développement économique à la fois rapide et presque sans limite, et incompréhension devant une société si différente de la nôtre, aussi bien dans sa culture que dans son système politique ou ses valeurs.

Plus que bien d’autres destinations, Dubaï attire, fascine et dérange. Surgie au milieu du désert, cette oasis de béton et de verre semble s’affranchir des lois de la nature. Aux antipodes des villes européennes, ancrées dans leur histoire et cultivant leurs racines, la ville-État émiratie ne cesse de se projeter dans l’avenir. À l’heure où notre vieux continent se calfeutre pour affronter les dé s de la mondialisation, Dubaï affirme son leadership et ses ambitions.

Ainsi, la quasi-totalité des structures construites pour l’Expo universelle 2020 doivent-elles se transformer en un nouveau quartier, District 2020, véritable laboratoire de la ville intelligente. « Dubaï est au carrefour du monde, géographiquement et culturellement », proclame la brochure de présentation de District 2020.

Carrefour du monde

Accessible en moins de huit heures de vol pour les deux tiers de la population mondiale, Dubaï se projette en métropole cosmopolite et high-tech.

Dépourvu de ressources pétrolières, mais soutenu par ses voisins au sein de la confédération, le petit émirat s’est tourné vers la finance, l’immobilier et les loisirs pour construire sa stratégie économique. Depuis quelques années, la culture, l’éducation et toutes les composantes du soft-power ont pris de l’importance.

À côté des îles artificielles dévolues aux hôtels de luxe et aux parcs d’attractions géants, Dubaï soutient l’art contemporain et la culture. Ce pays, qui importe 85 % de ses produits alimentaires, développe l’agriculture biologique et l’hydrophonie.

En matière de transports, alors que les grosses berlines allemandes et autres 4×4 surpuissants se partagent le réseau routier, Dubaï abrite le plus grand réseau de métro automatique au monde, avec deux lignes qui totalisent près de 75 km linéaires. Et la future île artificielle de BlueWaters accueillera quant à elle un réseau de transport autonome et modulable, le Grand Rapid Transit (GRT), qui pourra acheminer jusqu’à 2 500 personnes par heure en période de pointe.

Enrichi par le commerce des perles au début du 20e siècle, Dubaï a sombré dans les années 1930, avec l’effet conjugué de la crise économique de 1929 et de l’arrivée de la perle de culture.

Cette période douloureuse amarqué les esprits, et conduit les Émiratis à se préparer très tôt àgérer les inévitables transitions à venir (après-pétrole,  n du boom immobilier), pour devenir un pôle urbain attractif. Aujourd’hui, le passeport des Émirats arabes unis serait ainsi devenu le plus puissant du monde: ses détenteurs peuvent voyager dans 167 pays sans effectuer de formalités préalables. Les Émirats arabes unis étaient 27e de ce classement en 2016.

Seuls 10 % des 2,9 millions d’habitants de Dubaï sont Émiratis. Les autres sont des expatriés, venus pour contribuer à la prospérité de la ville.

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Vincent Baldy, direction du développement, de la communication et des écoles, Aftral. Outre ses deux écoles Pratique du Tourisme (EPT) et ses 100 centres répartis sur l’ensemble du territoire, Aftral propose via son École nationale supérieure du transport de voyageurs (ENSTV) des formations à l’exploitation de niveau bac+2 et bac+3.

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Xavier Ringeard, président de FCC Isuzu Bus. Créé en 1996 par Xavier Ringeard, Fast Concept Car (FCC) est spécialisé dans la vente d’autocars et d’autobus neufs et d’occasion, ainsi que dans la location longue durée. FCC est distributeur du constructeur japonais Isuzu pour la France métropolitaine et l’outre-mer.

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Nicolas Bertolami, pdg d’ABC Informatique, avec Patrick Mignucci, PDG des Cars Dominique. Editeur de logiciels destinés aux transporteurs et aux professionnels du tourisme : la suite AbcCar intègre gestion commerciale, planning, prépaye, gestion d’atelier et aide à la décision.

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Bernard Pesenti, gérant de Glazing Rhône- Alpes. Glazing Bus&Trucks est la référence sur le marché de la réparation et de la pose de pare-brises, vitres, glaces latérales et lunettes arrières bus et poids lourds. Implanté partout en Europe, Glazing dispose d’un important réseau régional.

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Frantz Perre, directeur Cars & Bus MAN. Avec un chiff re d’aff aires d’environ dix millions d’euros en 2017, MAN Truck and Bus compte parmi les principaux constructeurs de véhicules utilitaires et fournisseurs de solutions de transports en Europe.

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Karen Forget, présidente de Graphibus. Spécialisée dans le design de marque, Graphibus propose des solutions de communication digitale et print, de signalétique grand format, aussi bien que de communication événementielle.

En attendant l’Expo universelle 2020

En 2020, Dubaï accueillera la première Expo universelle organisée dans la région Moyen-Orient, Afrique et Asie du Sud. À partir de 20 octobre 2020, et pour six mois, 25 millions de visiteurs sont attendus sur les différents sites de l’Expo, placée sous le thème « Connecter les esprits, construire le futur ».

Plus de 170 pays seront présents, parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Brésil, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, l’Australie, la Norvège, les États-Unis… La préparation de l’Expo universelle constitue également un moteur pour l’économie des Émirats arabes unis et les entreprises du monde entier.

En 2017, près de 115 milliards de dollars de contrats ont été générés par l’événement. Trois districts thématiques (durabilité, opportunité et mobilité) vont être créés à Dubaï pour l’occasion. La ville, qui s’étend sur une cinquantaine de kilomètres, va continuer à se construire sur 20 km pour rejoindre l’aéroport Al Maktoum, ouvert en 2013, et également appelé Dubaï World Central, qui doit être agrandi pour devenir le plus grand du monde. L’actuel aéroport de Dubaï international, à présent troisième dans les classements internationaux, sera à terme intégralement dédié au fret.

Prêt pour le décollage 

Jeudi 22 novembre, embarquement à Roissy Charles de Gaulle. Le trajet, effectué à l’aller et au retour dans un A380 aux couleurs d’Emirates, a permis à tout le groupe d’apprécier les qualités de confort de cet appareil, presque aussi stable et silencieux dans les phases de décollage et d’atterrissage qu’en vol, à la vitesse de croisière de 900 km/h et à 12 000 mètres d’altitude. Autant de qualités qui ne suffisent pourtant pas à assurer le succès commercial de cet appareil, que les compagnies aériennes ont bien du mal à rentabiliser. Encore une question de transport et d’énergie !